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Les dragons nichent dans les volcans, les sources thermales abritent des fées

Les volcans d’Auvergne sont peut-être endormis, ils n’en abritent pas moins des dragons encore en activité (eux). Les sources thermales auvergnates sont connues pour leur pureté salvatrice, elles ne sont pas moins encombrées de présences féériques. C’est ce que révèle un collectif récemment formé « d’elficologues » auvergnats. Ces Défenseurs des Dragons et des Fées d’Auvergne (aussi nommés les DDFA) œuvrent pour la protection de ces êtres mythiques en voie de disparition et en perte de reconnaissance. Pour eux, ce ne sont pas des fantasmes, ils existent vraiment.

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Les DDFA ne crient plus au “loup”, ils le protègent

Contrairement à la majorité de la population, les DDFA estiment que les dragons et les fées ne sont pas les fruits de nos imaginations et de nos peurs ancestrales. C’est ce que nous explique son président Jean Dufeu : « Il est courant de lier la présence des créatures surnaturelles à des environnements à la grande puissance tellurique. Les volcans d’Auvergne en sont le parfait exemple. Ils s’étendent de la chaîne des Puys au plateau de l’Aubrac. Certains ont plus de 65 millions d’années, d’autres seulement 7 000 ans. Leur caractère extraordinaire attire les légendes de toutes sortes. Parmi elles, il faut savoir aujourd’hui faire le tri. On croit ces histoires liées à un temps résolu. C’est faux, les dragons et les fées en Auvergne existent plus que jamais. Il faut continuer à les prendre en considération et à les valoriser au 21ème siècle. »

Ce n’est pas un folklore fabriqué pour faire plaisir aux touristes

En faveur de son plaidoyer, le porte-parole des DDFA nous cite pour exemple les récits du lac Pavin, (dérivé de son nom latin, le « lac épouvantable ») aux eaux noires et inquiétantes. Il serait issu d’une colère divine venue engloutir la ville de Besse dont on pourrait encore entendre les cloches de l’église sonner à intervalle régulier depuis le fond de l’eau. Il y a également la Roche des fées (dont la source Choussy serait née d’un coup de baguette magique) ou bien encore de la grotte des Fées à Ferrières emplie de stalactites d’origine féérique (évidemment) et la chaise du diable, deux pierres monumentales seules dignes d’accueillir le postérieur du Seigneur des Ténèbres. Il se réfère au maître des elficologues, Pierre Dubois, qui a rédigé plusieurs encyclopédies sur les fées et les lutins : « C’est important d’y croire soi-même ou de vouloir y croire. Il y a ce chant, ce murmure des fées et des elfes. » Il poursuit sa réflexion : « autrement dit, ce ne sont pas des histoires pour nous endormir debout. Il faut les prendre au sérieux. C’est un moyen de renouer avec le sens du merveilleux et de l’épique aujourd’hui. »

La nature cachée de l’environnement

Dans une vision pédagogique, les DDFA évoquent enfin les vertus positives de ces habitants hors du commun : « Le fait que les dragons habitent encore les volcans est réel, on surveille d’ailleurs en permanence leurs mouvements pour anticiper la prochaine éruption volcanique, car ils sont toujours plus agités à cette période. De même, les dix stations thermales offrant des soins thérapeutiques sont protégées par les fées qu’elles abritent. » C’est sûrement un moyen habile pour ces passionnés de fantasy de déplacer le débat sur la beauté des volcans et des sources d’Auvergne. Et pour cela, il est vrai, il suffit de venir les voir pour y croire.

 

Vérité ou légende ?