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G-VAU-DAN, la start-up auvergnate spécialisée dans les prothèses dentaires

Créée en 1999, G-VAU-DAN la société auvergnate spécialisée dans les implants dentaires prépare son entrée en bourse pour la fin de l’année 2015. De Hollywood à l’Auvergne, retour sur l’incroyable ascension d’une petite start-up familiale aux dents longues.

Loup Auvergne

Une aventure familiale

Il était une fois deux frères d’origine clermontoise qui avaient pris deux chemins opposés. Georges Colboc (44 ans) était chirurgien-orthodontiste-chercheur et il était resté dans la région pour développer ses recherches en soins dentaires au Biopôle Clermont-Limagne. Pascal Colboc (41 ans) était parti très jeune aux Etats-Unis pour devenir producteur de films d’horreur à Los Angeles. Mais en 1998, les destins des deux frères basculent. Suite au décès accidentel de leurs parents, ils se retrouvent héritiers d’une petite fortune familiale. Ensemble, ils décident d’investir ce montant en créant une start-up originale avec l’appui du programme « New Deal Auvergne ». G-VAU-DAN est née.
 

Un secteur à fort potentiel

L’idée est simple : unir leur domaine respectif de compétences. La société G-VAU-DAN développe donc une filière spécialiste des solutions de chirurgie de la face avec un focus sur les implants dentaires. Elle se tourne aussi vers l’industrie du cinéma en proposant des solutions en implants-potiches cranio-maxillo-faciales. C’est le début de la vague des films de zombies à Los Angeles, l’entreprise, unique sur son secteur, connaît un plein boom. « Son nom fait évidemment référence au mythe de la bête du Gévaudan, à croire que sa tutelle nous a permis de faire un véritable ravage sur le marché ! », explique aujourd’hui non sans sourire Georges Colboc.

Objectif de la cotation : accélérer l’industrialisation et l’internationalisation

Les deux frères ont soif de réussite et ils ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Avec cette entrée en bourse, ils souhaitent lever 10 millions d’euros. Leader dans son secteur, la start-up a un taux de croissance moyen annuel de 60 % depuis 2000. Son chiffre d’affaire l’année dernière était de 13,3 millions d’euros. Avec une filiale française et une américaine, l’entreprise a déjà 101 employés à travers le monde. Pascal Colboc nous donne les raisons de cette levée de fonds : « La cotation nous permettra d’être plus visible à l’échelle internationale et notamment de produire et sous-traiter dans des pays émergents comme l’Inde ou la Chine. Nous espérons pouvoir maîtriser 15 à 20 % de notre production à Clermont. » Une première fourchette de prix a été révélée, les titres devraient être proposées entre 11,50 euros et 15 euros par action. Le début des cotations est attendu pour le 30 novembre. Les loups de Wall-Street oseront-ils se frotter au succès du G-VAU-DAN ? Réponse à suivre cet automne.
Vérité ou légende ?