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Formation au très haut débit à Aurillac

Quel secteur propose de véritables opportunités de recrutement ? Et quelle formation garantit 90 % d’insertion professionnelle ? Ces deux questions convergent vers une seule réponse : le domaine du Très Haut Débit. La région Auvergne relève ce défi de demain avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Aurillac. Des formations spéciales y sont proposées autour de la fibre optique et des réseaux de télécommunication.

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Parce que l’internet est « matériel » avant tout

On oublie souvent que la toile virtuelle s’inscrit dans une réalité physique. Mais Internet, c’est concret. Cela passe par l’installation de réseaux de Télécommunications et notamment par l’installation et le déploiement de la fibre optique. L’Auvergne est pionnière en ce domaine. A la pointe de ce qu’on appelle « la troisième révolution industrielle », la région souhaite réaliser une entière couverture de son territoire en Très Haut Débit. En 2009, elle était la première région couverte à 100 % en haut débit. D’ici 2017, son objectif est de fournir une vitesse de connexion de 8 mbps minimum à tous et en 2025 100 mbps à plus de 75 % de la population. Pour ce faire, elle accompagne tous les projets travaillant sur la connexion des individus et des objets en toute confiance. La formation au Très Haut Débit est l’un de ses chantiers clefs.

Cap sur la formation

Les compétences manquent en effet dans ce domaine. La Chambre de Commerce et d’Industrie d’Aurillac a donc ouvert un centre national de formation dédié au Très Haut Débit. En janvier 2015, 15 stagiaires martiniquais ont pu y profiter d’une formation dédiée à la création de réseaux à Très Haut Débit pendant 4 mois. Une fois devenus experts des réseaux câblés, ils sont retournés mettre en œuvre ses compétences acquises. La CCI du Cantal accompagne aussi les entreprises pour entrer dans ce nouveau marché et sélectionner des stagiaires. On estime ainsi que le plan Très Haut Débit va permettre de créer 20 000 emplois d’ici 2022.

Un champ des possibles démultipliés

Le challenge dans un second temps est de savoir faire bon usage des possibilités offertes par le Très Haut Débit. C’est ce qu’explique notamment François Pelletier, dirigeant de l’entreprise clermontoise Busiclic, au journal La montagne : « Bien sûr, pour les entreprises, la bande passante va augmenter et va permettre d’externaliser des applications, de sauvegarder en ligne, de déployer un système de surveillance avec pilotage à distance. Mais ça ira bien plus loin, chaque entreprise doit s’interroger sur la façon d’exploiter ce très haut débit. » C’est ainsi que la CCI du Cantal, anticipant les nouveaux besoins en domotique ou télésurveillance, a déjà programmé une formation dès janvier 2016 pour les « techniciens de la maison connectée. » Plus que jamais, le monde de demain s’expérimente en Auvergne.
Vérité ou légende ?