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Faire pousser du plastique #onlyinAuvergne

En Auvergne, une société de chimie verte travaille depuis 2011 à réinventer le cycle de vie des plastiques. Comment ? En alliant la matière organique… au plastique. Ou voici comment l’entreprise Carbios répond à sa manière aux enjeux environnementaux, sociétaux et industriels causés par le plastique.

plastique

La problématique de la plasturgie

100 millions de tonnes de déchets plastiques sont collectés chaque année dans le monde. A cela, il faut ajouter des dizaines de millions de tonnes de plastique perdus dans la nature. Quand on sait qu’il faut 400 ans au plastique pour se dégrader et disparaître, c’est un véritable enjeu pour tous. Que faire ?

Les réponses insuffisantes

En Europe, 40 % sont enfouis dans les décharges mais ces dernières sont en voie de disparition. 35 % sont incinérés pour produire de la chaleur mais ce processus crée des gaz à effet de serre. 25 % sont recyclés en textile mais le recyclage est limité dans le temps. Carbios a décidé de prendre ce problème à bras le corps au cours des 3 étapes clés du cycle du plastique : dans le choix de la matière première, la production et le recyclage.

Des solutions innovantes

Avant de commencer, rappelons que le plastique est produit à base de pétrole brut, transformé en monomères puis en polymères. Voici comment la chimie verte propose des alternatives.
  1. Choix de la matière première

Le plastique pourrait-il pousser sur le fumier ? Presque ! En collaboration avec des industriels et des universitaires, Carbios a essayé d’identifier de nouvelles matières renouvelables et compétitives pour remplacer le pétrole de base. Si le sucre sert parfois de substitut, il reste coûteux étant lui-même le résultat d’un raffinage. Or Carbios a réussi à utiliser les déchets de la production agricole pour produire des polymères. C’est ce qu’on appelle « biosourcer ».
  1. Production

Autre innovation : Cabios intègre directement des enzymes à l’intérieur des matières plastiques. L’objectif est de contrôler le temps de dégradation et de permettre au plastique de s’autodétruire après usage. C’est ce qu’on appelle la « biodégradation ».

 

  1. Recyclage

Cabios se tourne de nouveau vers la nature en cherchant dans la nature des souches comme les champignons ou les bactéries produisant des enzymes spécifiques. Certains de ces outils naturels sont en effet capables de dégrader les polymères pour récupérer les monomères. Ceux-ci sont ensuite réinjectés dans la chaîne de production du plastique permettant un recyclage à l’infini.

 

Vérité ou légende ?