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Bien manger pour bien vivre : c’est possible en Auvergne

En Auvergne, la tradition et la modernité se rencontrent dans l’assiette. A l’image de la région, l’agriculture sait mettre en valeur la richesse de son terroir tout en surfant sur les nouvelles technologies. Résultat ? C’est le consommateur (gourmand) qui est gagnant. Il peut bénéficier de produits bios, manger “locavore“ tout en prenant soin de sa santé. Voici un tour d’horizon des bons exemples développés dans la région.

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Des brebis connectées et des labels de qualité

Comment optimiser la gestion de son troupeau ? En le dotant de puces électroniques qui permettent de le suivre en ligne. Tel est le programme mis en place par le gérant auvergnat Laurent Moine. Ses 320 brebis sont ainsi connectées et les échanges avec les autorités sont facilités. Ici les nouvelles technologies ne sont pas mises au service d’un rendement agricole à n’importe quel prix. Bien au contraire, il s’agit de les utiliser au profit d’une agriculture et d’un élevage de qualité. Les chiffres le prouvent. Dans la région, 5600 ha de grandes cultures céréalières sont certifiées AB. 35 produits ont obtenu le Label Rouge. Ou bien encore les fromages auvergnats représentent à eux seuls 1/4 de la production AOP française.

On cultive l’art de manger local

Le « locavorisme » est une tendance forte en Auvergne. Ici on privilégie la culture locale et les produits de saison. En témoigne la plateforme d’achats en ligne qui met en relation directe les producteurs locaux et les gestionnaires d’établissements publics : agrilocal.fr. Mise en place par le conseil général du Puy-de-Dôme, ce site devenu national depuis 2013 permet de réduire les coûts d’acheminement, de mieux rémunérer les petits producteurs et de favoriser des produits sains et frais. 28 collèges, 20 maisons de retraite et 14 communes en bénéficient déjà à ce jour. Autre initiative qui met en valeur les producteurs locaux : la coopérative Terroirs de Haute-Loire. Elle commercialise plus de 400 produits de la région issus d’une quarantaine d’exploitants made in Haute-Loire.

Le progrès au service du mieux vivre

La recherche tend à réinventer l’agriculture en prenant compte des évolutions climatiques et des exigences vertes. Les aléas climatiques sont par exemple une donnée sur laquelle travaille un pôle de compétitivité. Le projet Phénome en collaboration avec l’INRA a pour but de renforcer la résistance des céréales cultivées dans le respect de l’environnement. Une filière santé s’est aussi constituée autour d’un parc d’activités spécialisé dans la production de compléments alimentaires d’origine végétale et d’un cluster de 35 entreprises baptisé Nutravita. Au sein de ce pôle, 350 chercheurs travaillent depuis 2001 à trouver des solutions dans les domaines pointus du capital osseux, de la santé cardio-métabolique et de la santé digestive.
Vérité ou légende ?